Pression parentale : je veux faire “Pouce”

Pression parentale – L’histoire que je vais te raconter, sur la pression parentale, c’est peut-être la tienne… ou celle de ta sœur, de ton pote, de ta boulangère, de ton collègue, de ta moitié ou de la mère de famille désemparée que tu croises au supermarché. Cette histoire est inspirée de ma vie et de celles d’autres parents plus qu’imparfaits.

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C’est un matin qui ressemble à tous les autres

C’est un matin qui ressemble à tous les autres. Le réveil sonne, je n’ai pas envie d’ouvrir les yeux. Mais je dois réveiller la maisonnée, effectuer les tâches du matin et espérer être à l’heure au travail. Je secoue ma moitié une fois, deux fois… Je file sous la douche.

Et je tourne le robinet. Il faut que je me dépêche. Faire vite, mais bien.

L’eau presque brûlante qui coule le long de mon corps me rappelle que je suis bel et bien vivante. Je commence à ouvrir les yeux et à sentir mes muscles se désengourdir. Machinalement, ma main se pose sur la bouteille de shampoing quand je me souviens que j’ai pris comme résolution de “sauver le monde” (bien que je n’ai pas encore trouvé comment me sauver moi…) en investissant dans un shampoing solide qui rend mes cheveux plats et poisseux. J’hésite une seconde… La planète attendra le prochain shampoing.

Je me shampouine la tête. Il faut que je me dépêche. Faire vite, mais bien.

Je reste sous l’eau pour oublier cette pression parentale

Je reste sous l’eau. J’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais. Je me sens si bien… Et si mal à la fois. Tout s’embrouille dans ma tête. L’impression d’échouer, de faire tout de travers. Je vis mal cette pression parentale. Je réalise avec désarroi le faussé entre mes valeurs et ce que j’exprime au quotidien à travers mes paroles et mes actes. Le constat est accablant, je me trouve tellement nulle et incapable. Incapable d’utiliser ce foutu shampoing zéro-déchet. Je suis incapable de me trouver belle. Incapable de gérer ne serait-ce qu’un enfant. Je suis incapable de gérer mes émotions (et moi qui pensais que c’était réservé aux enfants…). Incapable de m’occuper de la maison comme je voudrais. Je suis incapable de cuisiner tous les repas “maison, bio et local”. Incapable d’être bonne dans mon travail. Et incapable de prendre du temps pour ceux que j’aime.

J’attrape mon savon. Solide cette fois.  Il faut que je me dépêche. Faire vite, mais bien.

Je reste sous l’eau. Ce calme (avant la tempête) me fait penser à avant. Quand nous étions deux et que tout était simple, que cette pression parentale était inexistante. Je me rappelle avec nostalgie qu’à cette époque, nous ne nous disputions pas pour des dents non brossées et nous ne nous esclaffions pas non plus pour un caca dans un pot. Le week-end, nous ne regardions pas l’heure pour aller dormir. Et personne ne nous tirait du sommeil le matin. Nous étions libres d’aller au ciné ou sortir prendre un verre quand bon nous semblait. En fait, nous prenions la vie comme elle venait.

Où est ma vie d’avant où la pression parentale était inexistante ?

Je réalise alors tristement que ma vie d’avant me m… Merde, je n’ai même pas terminé ma pensée que la voici qu’elle surgit ! Sournoise et mesquine… Cette garce de culpabilité. Elle ne me lâchera donc pas ! Sa voix détestable me dit “Tu te rends compte de ce que tu oses penser ? Cette pression parentale, tu l’as bien voulue ! Tu n’es qu’une enfant gâtée qui ne se rend même pas compte de la chance qu’elle a d’avoir un enfant ! Et comment as-tu osé utiliser ce shampoing dégueulasse pour toi et ta planète, t’es idiote ou quoi ? Et la maison, on en parle ou pas ? En fait votre salon, c’est une salle de jeux, c’est ça ? Vu l’état, on se demande si t’as pas plusieurs gosses. D’ailleurs, en parlant de jeux, il est trop gâté, ce gamin… Au fait, t’as digéré le fait de lui avoir crié dessus hier  soir ? Tu me fais trop rire parce qu’en plus, ça ne marche pas du tout, il n’en fait qu’à sa tête !”.

Je me rince. Il faut que je me dépêche. Faire vite, mais bien.

Le pire, c’est que je me dis qu’elle a raison

Qu’est-ce que je fous là ? Ne serais-je pas un imposteur, même dans mon rôle de parent ? Je ne suis même pas capable de me gérer moi-même ! Ca y est, des larmes jaillissent de mes yeux et se confondent à l’eau, cette eau si précieuse que je gaspille inutilement. Je suis fatiguée, dans mon corps et dans ma tête. Cette pression parentale m’oppresse. J’aimerais faire une trêve, faire “Pouce”. J’ai envie de rester à jamais sous cette douche, me faire oublier, ne plus avoir de compte à rendre à personne, ne pas devoir donner l’exemple, rendre mon tablier, en finir avec les responsabilités. Je veux me sentir libre.
Des bruits d’enfant m’extirpent brutalement de mes pensées. Je coupe enfin l’eau.

Je me sèche. Il faut que je me dépêche. Faire vite, mais bien.

La porte s’ouvre…

La porte s’ouvre. Je me crispe. Mes deux Amours rentrent dans la petite pièce embuée, tout sourires. Mon corps se détend.
“Un bisous maman !”
Je fonds. Je suis à peine sèche que j’attrape ce petit trésor que je bisoute sans m’arrêter. Nous rions de bon cœur.

Puis je regarde ce petit garçon plein de vie et je me demande jusqu’à quand il me réclamera des câlins et des bisous. Je réalise alors à quel point cet instant si précieux est éphémère. Et je me rends compte que ce qui me rend vraiment heureuse, ce sont ces petits bonheurs du quotidien, ces moments ensoleillés entre chaque orage, que je n’échangerais pour rien au monde.

Mais ces orages, ces “downs” que je gère si difficilement, qu’est-ce que je peux en faire ? Je suis convaincue qu’ils peuvent beaucoup m’apprendre. Sur mes relations à autrui, sur les autres et surtout, sur moi. Je sais qu’on peut les réduire ou les atténuer mais pas les supprimer complètement car finalement, c’est ça aussi la vie. Et puis je me dis que rien ne peut davantage me faire grandir et m’élever que mon enfant et que je dois saisir cette chance.

Je me fais une promesse

Je nous regarde dans le miroir et je me fais une promesse, celle de me lancer un défi qui me semble démesuré mais que je suis enfin prête à affronter : je veux grandir et prendre conscience de mon potentiel intérieur. Et pour ce faire, je vais devoir apprendre à comprendre qui je suis vraiment et comment je fonctionne. Je veux pouvoir m’accepter comme que je suis et utiliser mes faiblesses, y compris ma grande sensibilité, comme des forces ; exploiter cette pression parentale comme un carburant et non comme un fardeau.

Le chantier parait colossal, c’est le travail de toute une vie en réalité. Mais je ne veux plus attendre. Je ne veux plus être spectatrice de ma vie. Et surtout, je ne veux pas donner cet exemple à mon enfant. Je suis déterminée à avancer dans cette direction… Pour lui, pour eux, pour moi.

Alors je prends une grande respiration et je me promets de passer à l’action. Cette fois-ci doucement mais sûrement…

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Photo : Skyler King
Musique : Steven Breuil

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