[VIDÉO] TROUVER LE SOMMEIL : 10 questions à se poser quand notre enfant ne veut pas dormir

Depuis quelque temps, Poussinou éprouve des difficultés à s’endormir. Tout se passe bien jusqu’au moment du coucher… Il a du mal à trouver le sommeil. Heureusement, après des mois compliqués, il commence à retrouver l’envie de dormir de plus en plus tôt (oui, je vais t’expliquer ce que j’ai fait !). Quand ça dure, je le sais pour l’avoir vécu, la situation est difficile à gérer. Parce qu’on n’a plus aucun moment pour soi ou pour se retrouver avec sa moitié. Ou pour s’occuper des frères et sœurs, faire tourner la maison…  Bref, quand l’un de nos enfants refuse de tomber dans les bras de Morphée, cela engendre énormément de frustrations pour tout le monde, ce qui provoque du stress et donc de l’énervement.

Et forcément, ça met un coup au moral et à la relation de couple. J’ai donc investigué pour tenter de résoudre ce problème et comme je suis sympa, je me suis dit que de partager le fruit de ma réflexion pourrait aider d’autres parents plus qu’imparfaits. Dans cet article, je te livre 10 questions à te poser afin de favoriser l’endormissement de ton enfant. ​​

Pourquoi il a dû mal à trouver le sommeil

Ton enfant est fatigué. Et pourtant, il n’arrive pas à trouver le sommeil. Il peut y avoir un tas d’explications toutefois, il est important que tu saches que si ton enfant a moins de 5 ans ou s’il est ado, la production de mélatonine, l’hormone du sommeil, arrive tardivement dans la soirée (vers 22h ou 23h). Cela se régule entre ces deux tranches d’âge (mais rassure-toi, ça peut arriver avant !). Ce n’est donc pas un caprice de la part de ton enfant. Ou toi qui t’y prends mal. C’est simplement physiologique.

Je crois que tu as compris… Il ne te reste plus qu’à attendre que ton enfant grandisse. Non, je plaisante ! Ce n’est heureusement pas une fatalité. La solution pour qu’il puisse trouver le sommeil ? Favoriser la production de mélatonine. Voici 10 questions à te poser pour que la gentille mélatonine veuille bien pointer le bout de son nez un peu plus tôt dans la soirée.

A regarder également : [VIDÉO] il refuse de dormir dans sa chambre !

Difficulté à trouver le sommeil : la dimension physique et cérébrale

1. Couve t-il quelque chose ?

On n’y pense pas toujours mais une maladie peut se cacher derrière des difficultés à trouver le sommeil. Observe ton enfant afin de voir s’il n’a pas un souci : problème musculaire, bobo mal placé, allergies, douleurs liées à la croissance, nez bouché… Tu peux aussi faire un check-up chez son médecin pour t’assurer qu’il n’a pas de troubles du sommeil ou aller consulter des professionnels reconnus de la médecine douce et alternative  (ostéopathie, micro-kiné, kinésiologie…).

2. S’est-il suffisamment dépensé dans la journée ?

N’oublions pas que le travail des enfants, c’est de jouer et de bouger. Ils sont faits pour ça. Donc si notre enfant n’a pas pu combler ce besoin, son cerveau va être mis sous stress et il éprouvera des difficultés à s’endormir. Malheureusement, notre système scolaire ne répond que très peu à ce besoin. Dans certains pays, les enfants font du sport tous les après-midis…

Le travail des enfants, c’est de jouer. (Isabelle Filliozat)

Il est donc essentiel de s’assurer que notre enfant a la possibilité de bouger, de courir, de sauter, de crier… après l’école. Car la récréation ne suffit pas.

3. Est-ce que les activités physiques et excitantes ont été arrêtées suffisamment tôt ?

On vient de le voir, la pratique d’activités physiques est primordiale. Toutefois, il est conseillé d’éviter toute pratique sportive au moins 2h avant de débuter le rituel du coucher. Car le sport stimule la production d’adrénaline (on est donc très loin de la mélatonine…) et augmente la température, ce qui retarde l’endormissement. En effet, nous avons besoin que la température interne de notre corps ait diminué pour trouver le sommeil. On évite donc également, dans la mesure du possible, une chambre surchauffée ainsi que des douches ou bains trop chauds avant le coucher – on parle pas d’une douche froide bien sûr 😉.

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4. Les écrans ont-ils été stoppés au bon moment ?

Je sais que c’est un sujet délicat, que c’est dur de dire non quand notre enfant réclame un Dany le Tigre (surtout si on est nous-même accro à notre téléphone et qu’en plus, on a une machine à étendre) mais la TV, les tablettes et autres écrans sont à proscrire au moins 1h30 avant le coucher. Car non seulement la lumière produit par les écrans ralentit la sécrétion de mélatonine mais en plus, elle réduit la qualité du sommeil.

Lire aussi :  Les questions de curiosité ou l'art de faire réfléchir son enfant

5. Les sucreries et gâteaux ont-ils été évités après le goûter ?

Ca parait évident mais sur le moment, on n’y pense pas toujours. On évite les repas trop lourds, les sodas, les compotes et les fruits très sucrés et on propose des aliments qui stimulent la sécrétion de mélatonine.


Difficulté à trouver le sommeil : l
a dimension affective

Si ton enfant a dû mal à trouver le sommeil alors que tous ces besoins physiques sont respectés, c’est probablement que le problème vient d’ailleurs. Voici 5 autres questions à te poser pour favoriser l’endormissement de ton enfant.

6. Ai-je eu assez de contact physique avec mon enfant ?

J’aurais pu mettre cette question dans la dimension physique. Mais j’ai choisi de la mettre dans la dimension affective car ce contact physique répond à un besoin affectif. Ne sois pas avare en caresses, câlins, bisous, chatouilles et autres petits gestes bien à vous sauf bien sûr si ton enfant ne le souhaite pas. C’est son corps et on doit le respecter. A tester également : le cœur à cœur pendant au moins 21 secondes. Pourquoi 21 secondes ? C’est le temps qu’il faudrait à l’organisme pour sécréter l’hormone de l’amour, l’ocytocine, qui favorise notamment la détente et le sentiment de sécurité.

7. Est-ce que des routines et un rituel ont bien été mis en place ?

Les routines permettent à l’enfant de prendre des habitudes et de développer son autonomie. N’hésite pas à demander à ton enfant de participer à l’élaboration de ces routines. Peut-être qu’il aimerait préparer seul ses vêtements pour le lendemain ? Ou peut-être qu’il aimerait aller au bain plus tôt pour jouer dans l’eau plus longtemps ? Si tu as déjà mis en place des routines mais que tes soirées sont synonymes de cauchemar, peut-être faut-il les revoir en prenant en compte l’avis de ton enfant. Si tu veux en savoir plus sur les routines, je t’invite à lire l’article Les 3 bienfaits de la routine chez l’enfant.

Le rituel quant à lui est une des étapes de la routine du soir. Voici un exemple de rituel du coucher (à vous d’élaborer celle qui vous convient) : on passe aux toilettes, on dit bonne nuit à tout le monde, on allume la veilleuse, on pose un verre d’eau sur la table de nuit, on se raconte mutuellement la meilleure chose qui nous soit arrivée pendant la journée, on raconte 2 histoires et on fait un gros bisous.

Je vais être un peu ferme avec toi pour une fois 😉 : le rituel du coucher est indispensable – pour ne pas dire obligatoire – car il aide notre enfant à se sentir apaisé, aimé et en sécurité. Le rituel du coucher n’est pas une récompense. Il ne doit pas être un moyen de pression ou de chantage (“si t’es pas sage, t’auras pas de bisous !”). Je dirais même l’inverse : plus un enfant a un comportement que l’on juge énervant et inapproprié, plus le rituel est nécessaire. Comme dit Jane Nelsen “Un enfant fait mieux quand il se sent mieux”.

sommeil

8. Ai-je passé du temps de qualité avec mon enfant (en plus du rituel) ?

Il y a beaucoup d’enfants qui ne veulent pas aller se coucher parce qu’ils se sentent frustrés de ne pas avoir passé assez de temps avec leurs parents. Je sais, ce que tu te dis. Tu te culpabilises de ne pas passer de temps avec eux mais le problème, c’est que tu ne vois pas quand le faire. Tu n’as tout simplement pas le temps. Sauf qu’il y a un truc à savoir. De presque magique :

La connexion favorise la coopération

Donc si tu prends 10 à 15 minutes pour jouer avec ton enfant, non seulement vous prendrez du plaisir, mais en plus tu combleras son besoin et ton enfant sera plus à même de coopérer. Et donc, tu gagneras du temps sur le reste de la soirée ! Si ce sujet t’intéresse, je t’invite à lire cet article : Connecter avant d’enseigner.

9. Ai-je identifié la cause du problème ?

Prends le temps de discuter avec ton enfant en journée, quand vous êtes tous les deux calmes. Par exemple :

“Poussinou, je vois bien que c’est difficile le soir de t’endormir. Est-ce qu’il y a quelque chose qui te gêne ? J’aimerais vraiment t’aider. ”

Si ton enfant est petit, donne-lui des exemples et essaie de creuser en évitant la question “pourquoi”. Il peut y avoir des tas de possibilités : peut-être qu’il se sent seul, qu’il a peur de quelque chose dans sa chambre, qu’il n’aime pas ses draps, qu’il y a quelque chose qui le chiffonne à l’école, qu’il a peur du noir, qu’il y a eu un grand bouleversement dans sa vie comme un changement d’école…

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Une fois que tu penses avoir compris la source problème, reformule et fais-toi confirmer que tu as bien saisi ce qui n’allait pas.

10. Comment puis-je l’aider à trouver une solution et l’aider à trouver le sommeil ?

Dès que vous avez réussi à mettre le doigt sur le problème, aide-le à trouver une ou des solutions en lui disant quelque chose du genre :

“Comme tu sais, j’ai aussi besoin de me reposer et de passer un moment dans le salon avant d’aller me coucher. Est-ce que tu as une idée de ce qu’on pourrait faire pour ne plus avoir peur / ne plus te sentir seul… et qui répondrait aussi à mon besoin ?”

A noter qu’il est très important que ton enfant soit acteur dans cette recherche de solutions. Parce que déjà, il est le mieux placé pour savoir ce dont il a besoin. Aussi parce que, plus on règle nous-mêmes les problèmes de notre enfant et moins il est capable de le faire par lui-même. Enfin parce que cela le responsabilise et lui permet de s’approprier la solution. Notre rôle à nous, parents, c’est de l’accompagner, de le guider. On est leur coach en fait !

Quelques idées pour l’accompagner à trouver le sommeil…

Il existe des milliers de solutions. Cela dépend du problème, du contexte, de ton enfant, de votre relation…

Coralie du blog Les 6 doigts de la Main a une super idée que je t’encourage à tester si ton enfant exprime le fait que vous lui manquiez : propose-lui d’avoir une photo de vous près de lui, sur sa table de chevet ou collée sur le mur.

De mon côté, Poussinou était fan d’une de mes chemises de nuit. Depuis que je la lui ai donnée, cela a grandement favorisé son endormissement et il ne peut pas s’en passer (va falloir que je pense à m’en racheter une d’ailleurs…). Il dit qu’elle sent bon les bisous de maman :).

Si ton enfant a besoin de passer plus de temps avec toi et que tu es prêt à le faire : enlève une action de la routine (ou réorganise la routine du matin si tu ne peux pas faire l’impasse sur une action) afin que ton enfant se couche plus tôt et que tu puisses lui raconter davantage d’histoires. Ca fonctionne très bien chez nous !

Ton enfant a peur des monstres ? Tu peux lui proposer une technique pour les repousser. Ici, on fait des grimaces quand il y a des loups dans la chambre car les grimaces leur font trop peur (tu ne savais pas ?). Ainsi, il peut le faire sans intervention d’un adulte.

A vous de réfléchir et de tester des solutions qui vous conviennent et qui vous ressemblent.

Ce qu’il faut retenir pour l’aider à trouver le sommeil : instaurer un climat propice à l’apaisement

Si je devais résumer ces 10 questions en une phrase, ou plutôt une question : demande-toi comment tu peux instaurer un climat propice à l’endormissement et à l’apaisement. Ca parait évident mais quand les soirées de galère s’enchaînent, que ça dure des semaines voire des mois… Qu’on n’a pas passé une seule soirée à dîner en amoureux, à regarder sa série préférée ou à écrire un article sur son blog (non non, je ne parle pas de moi. Quoique…), les tensions avec notre enfant ou dans le couple se font ressentir.

C’est bien simple, on est à bout.

Notre bienveillance et notre patience se volatilisent. Mais tu sais quoi ? C’est normal. Nous ne sommes que des humains et nous avons besoin de faire une pause de temps en temps. Mais si tu as testé la méthode dure par désespoir, tu as probablement constaté que cela n’arrangeait rien puisque l’énervement ralentit la production de mélatonine.

Alors oui, ça demande beaucoup de remises en question, de self-control sur certaines choses et de lâcher-prise sur d’autres. Oui, ça demande de la patience. Oui, ça demande de l’investissement. Mais ne crois-tu pas que ça en vaut la chandelle ?

Comme je disais plus haut, il existe des milliers de solutions. Peut-être en avez-vous trouvé une qui convient à ta famille ? N’hésite pas à la partager pour inspirer les autres parents plus qu’imparfaits !

Photo : Page Cody
Musique : Steven Breuil

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