Parentalité positive : 3 attitudes pour développer la bienveillance envers soi-même

Evénement interblogueurs autour de la bienveillance envers soi

Il y a quelques semaines, j’ai lancé un appel à participations en proposant à d’autres blogueurs de se joindre à moi pour réaliser mon second carnaval d’articles sur le thème suivant : “Parentalité bienveillante : et si la bienveillance commençait par soi-même ?” Voici ma contribution à ce projet. Dans cet article, je te révèle 3 attitudes à adopter pour développer la bienveillance envers soi-même.

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La bienveillance envers soi-même quand on est parent

Il y a 1001 manières d’aborder ce sujet (c’est d’ailleurs pour ça que j’en ai fait un carnaval d’articles !). On peut faire preuve de bienveillance envers soi-même en prenant soin de soi, en réalisant une activité ressourçante, en faisant un temps de pause, en dormant… Ici, j’ai choisi de parler plutôt de notre attitude face à nos enfants. Surtout quand on est un parent “positif”. Quand on pratique – ou du moins qu’on essaie de pratiquer – la parentalité positive, il est clair que les besoins de nos enfants passent avant tout. Nos propres besoins, valeurs et émotions sont petit à petit rangés au placard et avec les années, on finit par les oublier complètement. En particulier quand on a une famille nombreuse ou/et qu’on est un parent solo.

Alors quand en plus, il nous arrive de craquer et de ne pas réussir à mettre en pratique ce que l’on a lu à propos de la parentalité positive, on craque. Certains parents vont se culpabiliser. Et si cette culpabilité prend de l’ampleur, celle-ci devient destructrice et peut conduire au burn-out parental. D’autres parents vont plutôt baisser les bras, estimant qu’ils sont trop éloignés de la “maman calme” de Florence Foresti et se disant que cette approche n’est vraiment pas faite pour eux. En mode “le jour où la parentalité m’a gonflé”…

C’est exactement pour cela que j’ai ressenti le besoin de repenser ma vision de la parentalité et de l’aborder de façon déculpabilisante et contructive. Je te propose ici 3 attitudes à adopter pour cultiver la bienveillance envers soi-même quand on pratique la parentalité déculpabilisante et constructive.

1/ Bienveillance envers soi-même : se respecter

Avant d’être maman, j’avais tendance à émettre des propos très négatifs à mon égard à tout bout de champ. Du genre “Je suis trop bête !”, “Qu’est-ce que je suis moche !”, “Non mais tu as vu ces bourrelets”, “Je suis nulle !”… Tu vois peut-être ce que je veux dire… En fait, j’avais pris l’habitude de m’autodéprecier histoire de me culpabiliser encore plus, d’enfoncer le couteau dans la plaie lorsque je vivais un échec et peut-être aussi d’entendre un proche me prouver par A+B que ce que je disais n’était pas vrai.

Depuis la naissance de Poussinou, j’ai arrêté d’exprimer ce type de jugements envers moi-même. Ce n’était pas facile au début mais avec le temps, j’ai pris le pli. J’ai stoppé cette mauvaise habitude pour deux raisons. La première, c’est que je ne voulais pas que Poussinou me répète ces phrases dévalorisantes (“T’es bête maman, t’es moche…”). La deuxième, c’est que je ne voulais pas que Poussinou se dise à lui-même ces phrases-là. J’ai même poussé le bouchon un peu plus loin afin de lui montrer l’exemple et développer en lui l’estime de soi et la confiance. Régulièrement, je dis tout haut des phrases comme “T’as vu, j’étais pas sûre de pouvoir le faire mais j’ai persévéré et finalement, j’ai réussi. Je suis trop fière de moi !”.

Première attitude à adopter donc : on se parle bien et on se respecte. Une fois n’est pas coutume, je dirais : Ne fais pas à toi-même ce que tu n’aimerais pas faire aux autres… T’imagine dire à ta belle-mère “Vous avez pas inventé l’eau chaude dis-donc ! En plus, vous êtes une grosse vache !” ? Non ! (ne me dis pas qu’un OUI t’a traversé l’esprit ?! LOL) Et bien c’est la même chose pour toi.

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2/ Bienveillance envers soi-même : définir son seuil d’acceptation

En parentalité déculpabilisante et constructive, on n’accepte pas tout et on est clair là-dessus. Chacun a son propre seuil d’acceptation dans sa relation avec ses enfants et ça, c’est à toi seul de le définir.

Voici la liste des choses que je n’accepte pas. Encore une fois, il n’y a pas de bonnes réponses, cette liste est personnelle.

Je n’accepte pas qu’on :

  • (Me) tape, (me) griffe ou (me) morde
  • Crache (que ce soit sur les meubles, sur moi…)
  • Casse délibérément les affaires (les miennes comme les siennes)
  • (M’)insulte
  • Ne respecte pas les consignes de sécurité (rester sur le trottoir, traverser seulement quand il n’y a pas de véhicules, ne pas monter sur le muret du balcon…)
  • Ne se lave pas mes mains, en particulier après le repas (le kiff de Poussinou : manger avec les doigts. Miam, c’est encore meilleur !)

 

Certains adeptes de la parentalité positive me diraient de lâcher prise (sauf sur la sécurité). Personnellement, je pense que tout dépend de nos valeurs et de se qui compte pour nous. Lâcher prise, c’est bien mais ne rien dire – juste par peur de ne pas être un “parent bienveillant” – alors qu’au fond de nous, on boue littéralement, c’est moins bien. En fait, c’est tout l’inverse de la bienveillance : pas d’auto-empathie, pas d’auto-compassion, des émotions ravalées, des valeurs bafouées… Et je ne veux pas t’apeurer mais c’est ainsi qu’on sombre peu à peu dans le laxisme puis dans la dépression et enfin, le burn-out…

Cependant, je pense qu’il est important de savoir se remettre régulièrement en question pour savoir reconnaître ce qui est réellement important pour soi ou pas et ainsi pouvoir lâcher prise sur certaines choses.

Pour ce faire, je t’encourage à :

1. Faire la liste complète de ce que tu n’acceptes pas comme je l’ai fait plus haut
2. Noter sur une échelle de 1 à 10 l’importance que tu accordes pour chaque phrase.

Tu te rendras peut-être compte que certaines choses ne sont finalement pas si importantes que ça à tes yeux. Avant de faire ce travail, ma liste était plus longue. Jusqu’à ce que je réalise que certains points n’avaient que très peu de valeur à mes yeux. Je les avais mis par réflexe, à cause de vieilles croyances (éducation traditionnelle, quand tu nous tiens !) ou par souci du regard des autres. Voici quelques exemples de points que j’ai enlevés : tenir la main dans la rue, dire bonjour, rester assis tout au long du repas, prendre le bain avant de dîner…

Grâce à cette liste, tu auras fait le tri, identifié tes limites et clarifié ton seuil d’acceptation. C’est comme un pact que tu vas signer avec toi-même pour ne pas accepter l’inacceptable (selon toi) et lâcher prise au bon moment.

3/ Bienveillance envers soi-même : savoir dire Non

Une fois que ta liste est terminée, tu sauras précisément quand dire Non et quand faire preuve de flexibilité. Par exemple, si Poussinou ne dit pas bonjour (point qui était sur ma liste auparavant), je lui propose de le dire ou de faire un signe de la main, de la tête… ou je ne dis rien du tout (enfin je dis moi-même bonjour !). Mais je n’insiste pas plus et je n’en fais pas tout un fromage.

Mais si Poussinou me griffe (point qui, je te le rappelle, est sur ma liste) parce qu’il est en colère, je ne peux pas – je ne dois pas – le laisser faire. Cela dépasserait mon seuil de tolérance. Dans ce cas, je n’hésite pas à faire preuve de fermeté et de bienveillance et à exprimer mes émotions et mes sentiments. Par exemple :

“Stop Poussinou ! Quand je me fais griffer, ça me fait très mal et en plus, ça me rend triste ! Tu n’avons pas pu rester au parc, cela t’a mis très en colère et je comprend. Tu aurais voulu rester et jouer avec tes copains. C’est normal d’être en colère et c’est ton droit. En revanche, je n’accepte pas que cette colère se transforme en violence. Que dirais-tu de sauter sur le lit ou faire un dessin de ta colère à la place ?”

Exprimer ses limites, c’est fondamental pour ta santé mentale et physique. Et bien sûr, cela montre l’exemple à ton enfant. Faire preuve de tolérance, oui. Tout accepter, non.

Alors n’oublie pas une chose : cultiver la bienveillance envers soi-même permet de se respecter, de se faire respecter mais aussi d’enseigner à tes enfants le respect de soi.

Est-ce qu’il t’arrive d’avoir des difficultés à dire Non à tes enfants ? Ou au contraire, penses-tu que tu devrais davantage “lâcher prise” ?

Image : Greg Kantra

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